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Héritiers des traditions attachées à la cavalerie,
les RANGERS représentent deux siècles de ces traditions,
puisqu'au XVIIIème siècle, les RANGERS étaient des gardes
forestiers, mais formaient aussi certaines unités militaires
spécialement entraînées en vue d'actions rapides et décisives. L'une de
leurs unités la plus célèbre s'est illustrée entre 1754 et 1763 sous les
ordres du Major Robert ROGER.
En 1874, les fameux TEXAS RANGERS prirent le nom de
"Spécial Force of Rangers" sous le commandement du Capitaine Mac NELLY
qui conféra à ces unités des pouvoirs de police et de maintien de
l'ordre.
Parallèlement, la Police Montée Canadienne assurait tout à la fois
surveillance, police et secours dans le nord, alors que les "Texas
Rangers" redoublaient d'efficacité dans le sud.
En 1935, le corps des "Texas Rangers" était officiellement
dissout aux U.S.A., alors que les "Mounties" du Canada conservaient leur
existence et leurs traditions.
De nos jours, les Rangers des U.S.A. se retrouvent soit
dans l'armée américaine (nombreux sont les régiments "Rangers" tel que
celui qui débarqua en Normandie et prit d'assaut les positions les plus
difficiles comme, par exemple, la Pointe du Roc), soit dans
l'administration civile où ils retrouvent leurs fonctions initiales de
gardes forestiers et de surveillance de la nature.
Ils sont donc appointés comme fonctionnaires, alors qu'en Europe,
et plus particulièrement en FRANCE, en BELGIQUE et en
ALLEMAGNE, ce sont des bénévoles, généralement secouristes et
cavaliers, qui constituent les unités départementales et régionales de
RANGERS.
Les RANGERS D'ITALIE bénéficient d’une accréditation
d’État.
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Devenir un autre homme, c'est peut-être devenir
RANGER. Pour certaines personnes, le nom de RANGER évoque
tout naturellement les Tuniques Rouges, leurs randonnées, leurs
chevauchées, leurs exploits. Il y a peut-être un peu de cela. Il y a
surtout une nouvelle aventure qui s'ouvre à l'homme qui prend conscience
que tout peut changer.
Mais ne
devient pas RANGER qui veut. Le présent message s'adresse aux
hommes et femmes probes, libres et de bonnes moeurs. De réputation
généreuse et parfaite. Gens d'honneur, loyaux, et amis de tous, du riche
et du pauvre s'ils sont vertueux.
Le souci du RANGER (qu'il soit à cheval ou à pied) est avant tout
un code moral, c'est-à-dire la défense de l'opprimé, du faible, de
l'orphelin, qu'il s'agisse du règne végétal, animal ou tout simplement
du genre humain.
Le but
assigné au RANGER est aussi le maintien des structures reconnues
comme étant bonnes et équitables, et c'est aussi le droit à la nature.
Car sans cette dernière, que serait l'avenir demain ?
Dans tous les pays où le pouvoir politique est conscient de l'aide que
peut apporter le RANGER, il est présent et il oeuvre sous
diverses formes au maintien du patrimoine., collaborations aussi
diverses que variées.
Pour le RANGER, il n'y a pas de frontières, il n'y a qu'un vaste
champ où il peut exercer ses talents de protecteur, de défenseur.
Pour devenir
RANGER, il faut avant tout être tolérant en toutes choses,
fraternel, se vouloir l'ami de tous, être intelligent tant du coeur que
de l'esprit, se vouloir être actif, savoir se dépenser sans compter pour
le bien-être de ses semblables, être au service de tous et de toutes.
Tous peuvent devenir RANGER car l'appartenance à notre
association n'est nullement un privilège réservé aux fortunés. Quiconque
jouit d'une aisance, même modeste, peut sans léser les siens devenir
RANGER. Il faut simplement être résolu, engagé et disponible, car la
foi sans les actes c'est lettre morte. Certes, ces exigences ne peuvent
nuire en rien à la vie professionnelle et familiale car nous, RANGERS,
ne sommes d'aucune école, ni d'aucune philosophie.
Être RANGER, c'est consacrer une partie de ses
loisirs à l’observation, puis à l'information, et aussi à l'action et ce
toujours dans l'esprit qui convient, c'est-à-dire dans l'esprit de la
camaraderie.
Roland ADAM
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